{"id":1038,"date":"2014-10-20T10:04:02","date_gmt":"2014-10-20T09:04:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/?page_id=1038"},"modified":"2016-11-30T16:15:46","modified_gmt":"2016-11-30T15:15:46","slug":"ingenieur-du-son","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/?page_id=1038","title":{"rendered":"Ing\u00e9nieur du son"},"content":{"rendered":"<h2><em><a href=\"http:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/schwob.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-887\" src=\"http:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/schwob-430x430.jpg\" alt=\"Schwob\" width=\"430\" height=\"430\" srcset=\"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/schwob-430x430.jpg 430w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/schwob-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/schwob-700x700.jpg 700w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/schwob-800x800.jpg 800w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/schwob-500x500.jpg 500w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/schwob.jpg 2000w\" sizes=\"auto, (max-width: 430px) 100vw, 430px\" \/><\/a>\u00ab\u00a0Je d\u00e9teste le mot \u00ab\u00a0sondier*1 \u00bb, c\u2019est tout le contraire de ce que je mets dans mon m\u00e9tier.\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/em><\/h2>\n<h1>OLIVIER SCHWOB, <a href=\"http:\/\/www.coreps-languedoc-roussillon.pro\/tournage\/son\/ingenieur-du-son.html\" target=\"_blank\">Ing\u00e9nieur du son<\/a><\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici un homme de terrain, l\u2019expression est certes souvent galvaud\u00e9e mais elle lui va bien. Etudiant de l\u2019\u00e9cole Louis-Lumi\u00e8re, c\u2019est avec ses camarades de l\u2019IDHEC \u00e0 Paris qu\u2019il a fait ses premiers films en tant que preneur de son et qu\u2019il lui arrivait de mixer. Or, plus que le rythme du montage, il s\u2019int\u00e9ressait au tournage. Ing\u00e9nieur du son, il intervient sur ce qu\u2019on entend, sur la distance avec le micro, c\u2019est une histoire d\u2019\u00e9quilibre.<br \/>\nIl aime voyager, partager avec les autres membres de l\u2019\u00e9quipe durant un tournage. Trente-cinq ans apr\u00e8s, il travaille encore avec des gens rencontr\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Les territoires sur lesquels il enregistre se situent entre l\u2019endroit o\u00f9 il vit \u00e0 Montpellier et Paris, entre chez lui et le Monde. Des ing\u00e9nieurs du son comme Antoine Bonfanti ou Bernard Ortion, des r\u00e9alisateurs comme Robert Kramer ou Richard Copans, des productions comme Les Films d\u2019Ici en 1980-1990 ou encore des cin\u00e9astes comme Eric Pittard, ont jalonn\u00e9 son chemin et ces rencontres ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cisives. Dans les m\u00e9tiers du cin\u00e9ma, il faut \u00e0 chaque fois \u00ab\u00a0recommencer, il est dangereux de mythifier un m\u00e9tier\u00a0\u00bb. Il aime l\u2019id\u00e9e de passer d\u2019un projet \u00e0 l\u2019autre, d\u2019un film en banlieue parisienne \u00e0 un documentaire sur les monast\u00e8res du Tibet. Selon lui, la meilleure chose pour apprendre et comprendre, c\u2019est de tourner.<br \/>\nLe rapport entre le son et l\u2019image le fascine. Le son ne se propage pas de la m\u00eame fa\u00e7on en fonction des environnements, les exp\u00e9riences sont nombreuses et sans fin. A chaque film, il cherche une nouvelle m\u00e9thode \u00e0 employer afin de trouver le son que le r\u00e9alisateur imagine. Pour parler de cette mati\u00e8re, il utilise des m\u00e9taphores d\u2019images\u00a0: un son mat, un son brillant\u2026 En fonction de la diffusion du film, en salle ou \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, la prise de son sera diff\u00e9rente. Avec un t\u00e9l\u00e9film, ce qui importe au t\u00e9l\u00e9spectateur c\u2019est de comprendre les mots, au cin\u00e9ma il s\u2019attachera aussi aux ambiances. Il aime utiliser son propre mat\u00e9riel et s\u2019entoure d\u2019assistants en fonction des projets. Pour les documentaires, il part souvent seul faire le \u00ab\u00a0son tournage\u00a0\u00bb (perche, prise de son\u2026) et le monteur son intervient apr\u00e8s si besoin. Pour la fiction, il est souvent entour\u00e9 d\u2019un ou deux perchmen car il faut g\u00e9rer les micros que portent les com\u00e9diens sur eux.<\/p>\n<p>Des deux cat\u00e9gories d\u2019ing\u00e9nieurs du son\u00a0 &#8211; ceux qui veulent s\u2019approcher le plus possible de la r\u00e9alisation finale d\u00e8s le tournage ou ceux qui livrent les \u00e9l\u00e9ments en pensant que tout sera fait apr\u00e8s &#8211; Olivier Schwob appartient \u00e0 la premi\u00e8re esp\u00e8ce et juge qu\u2019une grosse partie doit \u00eatre faite pendant le tournage pour \u00eatre enrichie par le travail ensuite.<br \/>\nIl pose un regard inquiet sur la profession car le son est de plus en plus abord\u00e9 de fa\u00e7on st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9e, notamment par ceux qui pensent qu\u2019on peut tout refaire apr\u00e8s la prise de son et parce qu\u2019il existe une tendance \u00e0 vouloir \u00ab\u00a0nettoyer les sons\u00a0\u00bb. La t\u00e9l\u00e9vision a sa part de responsabilit\u00e9. Les sons s\u2019uniformisent avec une peur du r\u00e9el et le documentaire a beaucoup chang\u00e9 avec la t\u00e9l\u00e9vision qui envisage le mat\u00e9riau sonore de fa\u00e7on tr\u00e8s primaire en plaquant une voix off.<br \/>\nDavantage connu dans le documentaire que dans la fiction pendant une p\u00e9riode, Olivier Schwob a aussi \u0153uvr\u00e9 \u00e0 des fronti\u00e8res originales pour des documentaires sportifs par exemple. S\u2019adapter et r\u00e9agir pour apprendre\u00a0; il ne regrette rien de ce qu\u2019il a fait dans des domaines tr\u00e8s diff\u00e9rents.<br \/>\nQuand on sait tourner l\u00e9ger on peut tourner lourd, l\u2019inverse semble plus compliqu\u00e9. Ainsi, du documentaire vers la fiction, cet ing\u00e9nieur du son a appris \u00e0 observer le cadre tout en tenant la perche et pense qu\u2019une des fa\u00e7ons de faire du son, est de savoir regarder.<\/p>\n<address style=\"text-align: justify;\">*1 \u00ab\u00a0Ing\u00e9nieur du son\u00a0\u00bb dans un langage familier, ce terme est devenu tr\u00e8s courant dans les domaines du spectacle et du cin\u00e9ma<\/address>\n<h3><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>5 dates qui ont marqu\u00e9 le parcours d&rsquo;Olivier Schwob :<\/h3>\n<p>Ann\u00e9e de naissance : <strong>1954<\/strong><br \/>\nFormation ou rencontre la plus significative : <strong>1974<\/strong> &#8211; entr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole Louis-Lumiere.<br \/>\nArriv\u00e9e en r\u00e9gion : \u00e0 partir de <strong>1984<\/strong><br \/>\nPremier film sur lequel tu as travaill\u00e9 pour le cin\u00e9ma : <strong>1993<\/strong> &#8211; <em><strong>Patriot game<\/strong><\/em> de Arthur Mc Caig \u00e0 Belfast, au d\u00e9part il s\u2019agissait d\u2019un film d&rsquo;\u00e9tudiant de l&rsquo;Idhec<br \/>\nDate de ton choix par rapport \u00e0 un \u00e9v\u00e9nement int\u00e9ressant qui te tient \u00e0 c\u0153ur : <strong>1975<\/strong> &#8211; le concert d&rsquo;Archie Shepp \u00e0 Massy.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Films\u00a0qui ont marqu\u00e9 le parcours d&rsquo;Olivier Schwob :<\/h3>\n<p><em><strong>Route one USA<\/strong><\/em> de Robert Kramer, 1989, (et tous les films que j&rsquo;ai fait avec lui).<br \/>\n<em><strong>Djembefola<\/strong><\/em> de Laurent Chevallier, 1991<br \/>\n<em><strong>Alexandrie encore et toujours<\/strong><\/em> de Youssef Chahine, 1990<br \/>\n<em><strong>La princesse de Montpensier<\/strong><\/em> de Bertrand Tavernier, 2010<br \/>\n<em><strong>Le bruit et l&rsquo;odeur et quelques \u00e9toiles<\/strong><\/em> \/ <em><strong>l&rsquo;Usine et tous les films de Eric Pittard<\/strong><\/em>\u00a0: je ne sais pas choisir\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 style=\"text-align: left;\" align=\"CENTER\">Son actualit\u00e9\u00a0:<\/h3>\n<p><em><strong>Candice Renoir<\/strong> <\/em>de St\u00e9phane Malhuret, \u00e9pisodes 31 et 32, 2015<br \/>\n<em><strong>Tuer un Homme<\/strong><\/em> de Isabelle Czajka, tourn\u00e9 \u00e0 Clermont l\u2019H\u00e9rault et Montpellier, 2016<br \/>\n<em><strong>Tandem<\/strong><\/em> de Christophe Douchan, tourn\u00e9 \u00e0 Montpellier et alentours, 2016<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Je d\u00e9teste le mot \u00ab\u00a0sondier*1 \u00bb, c\u2019est tout le contraire de ce que je mets dans mon m\u00e9tier.\u00a0\u00bb OLIVIER SCHWOB, Ing\u00e9nieur du son &nbsp; &nbsp; Voici un homme de terrain, l\u2019expression est certes souvent galvaud\u00e9e mais elle lui va bien. Etudiant de l\u2019\u00e9cole Louis-Lumi\u00e8re, c\u2019est avec ses camarades de l\u2019IDHEC \u00e0 Paris qu\u2019il a fait ses premiers films en tant que preneur de son et qu\u2019il lui arrivait de mixer. Or, plus que le rythme du montage, il s\u2019int\u00e9ressait au tournage. Ing\u00e9nieur du son, il intervient sur ce qu\u2019on entend, sur la distance avec le micro, c\u2019est une histoire d\u2019\u00e9quilibre. [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":32,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"template-fullwidth.php","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-1038","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1038","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1038"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1038\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1911,"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/1038\/revisions\/1911"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1038"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}