{"id":2468,"date":"2018-10-15T15:41:43","date_gmt":"2018-10-15T14:41:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/?page_id=2468"},"modified":"2024-03-05T17:22:41","modified_gmt":"2024-03-05T16:22:41","slug":"corinne-cartaillac-2-3-4-3-5","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/?page_id=2468","title":{"rendered":"LAURE PRADAL"},"content":{"rendered":"<h2><em><a href=\"http:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/pradal2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2600 size-medium\" src=\"http:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/pradal2-430x430.jpg\" alt=\"\" width=\"430\" height=\"430\" srcset=\"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/pradal2-430x430.jpg 430w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/pradal2-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/pradal2-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/pradal2-700x700.jpg 700w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/pradal2-800x800.jpg 800w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/pradal2-500x500.jpg 500w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/pradal2.jpg 2000w\" sizes=\"auto, (max-width: 430px) 100vw, 430px\" \/><\/a><br \/>\n<\/em><\/h2>\n<h2><em>\u00a0\u00ab R\u00e9alisatrice happ\u00e9e par la vie des autres, Laure Pradal a fait du documentaire social sa sp\u00e9cialit\u00e9. Devant sa cam\u00e9ra, des anonymes prennent la parole, deviennent acteurs en incarnant leurs propres existences par le prisme d\u2019un angle singulier capable de puiser l\u2019extraordinaire dans le r\u00e9el. \u00bb<br \/>\n<\/em><\/h2>\n<h1>LAURE PRADAL, R\u00e9alisatrice<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La vie de Laure Pradal ressemble, \u00e0 s\u2019y m\u00e9prendre, \u00e0 celles qu\u2019elle filme \u00e0 travers ses documentaires. Pass\u00e9e par des \u00e9tudes et un d\u00e9but de carri\u00e8re scientifiques, elle se reconvertit en 1998, \u00e0 plus de 30 ans et choisit de tourner des documentaires. \u00ab\u00a0<em>Apr\u00e8s un licenciement, j\u2019ai vu une annonce du SUFCO proposant des formations \u00e0 la r\u00e9alisation audiovisuelle \u00e0 Montpellier. J\u2019ai fait mon dossier en un week-end, cach\u00e9 ma grossesse et \u00e9t\u00e9 retenue. J\u2019ai r\u00e9ussi \u00e0 boucler mon documentaire de fin d\u2019\u00e9tudes en juin, juste avant la naissance de ma fille<\/em>.\u00a0\u00bb se souvient la r\u00e9alisatrice.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce premier film, <em><strong>Jean Carri\u00e8re ou l\u2019aube retrouv\u00e9e<\/strong><\/em> (1998), co-r\u00e9alis\u00e9e avec Dominique Guerrero s\u2019attache \u00e0 suivre le laur\u00e9at du prix Goncourt 1972, sur ses terres gardoises. Visc\u00e9ralement attach\u00e9e \u00e0 la forme documentaire, plus souple, plus instinctive que la r\u00e9alisation de films de fictions, Laure Pradal aime surtout suivre ses personnages dans leurs intimit\u00e9s. \u00ab\u00a0<em>J\u2019avais moins de patience que mon fr\u00e8re, Manuel Pradal, que je voyais passer un temps fou \u00e0 chercher les financements pour tous ses long m\u00e9trages pour le cin\u00e9ma et ne tourner que tous les 4 ans. J\u2019avais envie de tourner plus vite, plus souvent.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Presque combustible, son \u00e9nergie la m\u00e8ne vers des enfants en pleine d\u00e9couverte de l\u2019existence dans <em><strong>Deux saisons pour grandir<\/strong><\/em> (2000). Parmi le paysage audiovisuel, peu de r\u00e9alisateurs pratiquent l\u2019immersion dans ce monde infantile. Un trait particulier qui s\u00e9duit l\u2019\u00e9mission documentaire <em><strong>Striptease<\/strong><\/em>. Laure Pradal r\u00e9alise une quinzaine de courts m\u00e9trages pour le programme privil\u00e9giant l\u2019absence de voix off. \u00ab\u00a0<em>J\u2019ai beaucoup tourn\u00e9 pour Striptease, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 une excellente formation<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Derri\u00e8re sa cam\u00e9ra, la r\u00e9alisatrice s\u2019efface, se glisse chez ceux qui la laissent rejoindre leur quotidien ordinaire. Ce travail documentaire, d\u2019\u00e9criture et d\u2019observation, n\u00e9cessite \u00e0 la fois empathie et regard critique. \u00ab\u00a0<em>Le documentaire permet de donner une voix \u00e0 ceux qui sont invisibles. Il permet aussi d\u2019utiliser un \u00e9ventail cr\u00e9atif tr\u00e8s large, en mettant les outils de la fiction \u00e0 son service. Faire du didactique ou du p\u00e9dagogique ne m\u2019int\u00e9resse pas. J\u2019aime quand la r\u00e9alit\u00e9 fictionne. Il y a pleins d\u2019histoires extraordinaires si on observe bien.<\/em> \u00bb affirme-elle. A la recherche incessante de dispositifs cin\u00e9matographiques diff\u00e9rents, elle s\u2019est attach\u00e9e \u00e0 filmer peu de plan ext\u00e9rieur pour <em><strong>Le Village Vertical<\/strong><\/em> (2009), dans la tour d\u2019Assas, afin d\u2019incarner \u00e0 l\u2019\u00e9cran l\u2019enfermement des habitants prisonniers de l\u2019architecture du b\u00e2timent. Pour <em><strong>En qu\u00eate de justice<\/strong><\/em> (2014), tourn\u00e9 en partie \u00e0 Lunel (H\u00e9rault) sa cam\u00e9ra se focalise sur une famille en attente d\u2019un verdict judiciaire, jusqu\u2019\u00e0 se fondre dans le sujet\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Ma pr\u00e9sence peut \u00eatre oubli\u00e9e quand les gens vivent une actualit\u00e9 importante.\u00a0Ce m\u00e9tier n\u00e9cessite de savoir regarder de longues heures et d\u2019aimer \u00e7a. <\/em>\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Happ\u00e9e par les histoires successives qu\u2019elle traverse, Laure Pradal change de d\u00e9cors au fur et \u00e0 mesure des tournages. D\u2019environ un mois, ses documentaires investissent des lieux familiers ou inconnus, permettent \u00ab\u00a0<em>une \u00e9tanch\u00e9it\u00e9 entre tous ces univers\u00a0<\/em>\u00bb.<br \/>\nPour cette r\u00e9alisatrice qui ne sait pas \u00ab\u00a0<em>filmer hostile<\/em>\u00a0\u00bb, il faut savoir garder de la distance avec son sujet pour r\u00e9ussir \u00e0 le capturer et \u00e0 montrer ses failles. De cette absorption du r\u00e9el et de sa transfiguration, l\u2019effet de surprise s\u2019inscrit comme la pierre angulaire du processus de r\u00e9alisation de la cin\u00e9aste. \u00ab\u00a0<em>L\u2019\u00e9criture, les rep\u00e9rages sont importants pour construire en amont un cadre et ainsi faire face plus facilement \u00e0 l\u2019impr\u00e9vu inh\u00e9rent \u00e0 tout documentaire, je m\u2019ennuierais si je savais ce qui allait se passer<\/em>.\u00a0\u00bb Entre la plage et le village vertical, dans le documentaire, tout peut arriver. Pour <em><strong>Mimi<\/strong> <\/em>(2017), Laure Pradal a suivi durant 16 ans son personnage. Pas de quoi s\u2019ennuyer<em>.<\/em><\/p>\n<p>Une suite au\u00a0<strong><em>Village Vertical<\/em><\/strong> est en cours de montage. Entre temps, Laure Pradal a r\u00e9alis\u00e9 <em><strong>Narim\u00e8ne<\/strong><\/em> en 2023, une professeur de fran\u00e7ais passionn\u00e9e par le chant lyrique, mais aussi\u00a0<strong><em>Changer des vies<\/em><\/strong> en 2021 et\u00a0<strong><em>Des livres et des baguettes\u00a0<\/em><\/strong>en 2020.<\/p>\n<address style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/address>\n<address style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/address>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">5 dates qui ont marqu\u00e9 le parcours de Laure Pradal :<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1962\u00a0<\/strong>: naissance en Ard\u00e8che<br \/>\n<strong>1998<\/strong>\u00a0: premier documentaire intitul\u00e9 <em><strong>Jean Carri\u00e8re ou l\u2019aube retrouv\u00e9e<\/strong><\/em> (co-r\u00e9alis\u00e9 avec Dominique Guerrero)<br \/>\n<strong>1999<\/strong>\u00a0: d\u00e9buts pour l\u2019\u00e9mission <em><strong>Striptease<\/strong><\/em><br \/>\n<strong>2011<\/strong>\u00a0: travail avec le sociologue Jean-Didier Urbain pour <em><strong>Parasols et crustac\u00e9s<\/strong><\/em> tourn\u00e9 \u00e0 Palavas<br \/>\n<strong>2017<\/strong>\u00a0: r\u00e9alisation de <strong>Hors les murs<\/strong><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">5 films qui ont marqu\u00e9 le parcours de Laure Pradal :<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">2017. <em><strong>Mimi<\/strong><\/em><br \/>\n2014. <em><strong>En qu\u00eate de justice<\/strong> <\/em><br \/>\n2011. <em><strong>1968, journal d\u2019une inconnue<\/strong><\/em><br \/>\n2009. <em><strong>Le Village Vertical<\/strong> <\/em><br \/>\n2000. <em><strong>Deux saisons pour grandir<\/p>\n<p><\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00ab R\u00e9alisatrice happ\u00e9e par la vie des autres, Laure Pradal a fait du documentaire social sa sp\u00e9cialit\u00e9. Devant sa cam\u00e9ra, des anonymes prennent la parole, deviennent acteurs en incarnant leurs propres existences par le prisme d\u2019un angle singulier capable de puiser l\u2019extraordinaire dans le r\u00e9el. \u00bb LAURE PRADAL, R\u00e9alisatrice &nbsp; &nbsp; La vie de Laure Pradal ressemble, \u00e0 s\u2019y m\u00e9prendre, \u00e0 celles qu\u2019elle filme \u00e0 travers ses documentaires. Pass\u00e9e par des \u00e9tudes et un d\u00e9but de carri\u00e8re scientifiques, elle se reconvertit en 1998, \u00e0 plus de 30 ans et choisit de tourner des documentaires. \u00ab\u00a0Apr\u00e8s un licenciement, j\u2019ai vu une [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":2,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"template-fullwidth.php","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-2468","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2468","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2468"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2468\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3150,"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/2468\/revisions\/3150"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2468"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}