{"id":2740,"date":"2020-01-22T10:59:15","date_gmt":"2020-01-22T09:59:15","guid":{"rendered":"http:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/?page_id=2740"},"modified":"2020-01-27T09:47:39","modified_gmt":"2020-01-27T08:47:39","slug":"corinne-cartaillac-3-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/?page_id=2740","title":{"rendered":"Productrice"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_2730\" aria-describedby=\"caption-attachment-2730\" style=\"width: 430px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/annabelle-bouzom-ul-myop-3252.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2730 size-medium\" src=\"http:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/annabelle-bouzom-ul-myop-3252-430x537.jpg\" alt=\"\" width=\"430\" height=\"537\" srcset=\"https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/annabelle-bouzom-ul-myop-3252-430x537.jpg 430w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/annabelle-bouzom-ul-myop-3252-768x959.jpg 768w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/annabelle-bouzom-ul-myop-3252-700x874.jpg 700w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/annabelle-bouzom-ul-myop-3252-800x999.jpg 800w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/annabelle-bouzom-ul-myop-3252-500x624.jpg 500w, https:\/\/www.fabricantsdefilms.occitanie-films.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/annabelle-bouzom-ul-myop-3252.jpg 1602w\" sizes=\"auto, (max-width: 430px) 100vw, 430px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-2730\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9 Ulrich Lebeuf<\/figcaption><\/figure>\n<h2><em>\u00ab <strong>Depuis le d\u00e9but, je revendique la libert\u00e9<\/strong>. \u00bb<\/em><\/h2>\n<h1>ANNABELLE BOUZOM, Productrice<\/h1>\n<h1>(les films de l&rsquo;autre cougar)<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a des phrases, sit\u00f4t prononc\u00e9es, qui sonnent comme des clich\u00e9s. Annabelle Bouzom s\u2019en excuse imm\u00e9diatement. Pourtant on a le sentiment qu\u2019on a touch\u00e9 au plus pr\u00e8s d\u2019une v\u00e9rit\u00e9. La libert\u00e9, c\u2019est sa place dans le monde. Aller voir ailleurs, son moteur. Avec le cin\u00e9ma, elle a trouv\u00e9 un ailleurs \u00e0 la mesure de ce d\u00e9sir, qui n\u2019est pas sans contraintes et qui la guide dans des questionnements permanents sur tous les choix qu\u2019implique la production de films. <em>\u00ab En ce moment de bouleversement des m\u00e9tiers du cin\u00e9ma sur les questions, non seulement de rapports hommes \/ femmes, mais aussi de rapports hi\u00e9rarchiques, salariaux, bien s\u00fbr que je m\u2019interroge sur mon r\u00f4le de productrice. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Elle a produit sept films l\u2019an pass\u00e9, deux longs et cinq courts. Et une vingtaine en six ans. <em>\u00ab Ce sont tous des films de fiction, de fait, mais ce n\u2019est pas une volont\u00e9. La volont\u00e9 c\u2019est de produire du cin\u00e9ma. \u00bb<\/em> Si elle re\u00e7oit pr\u00e8s de dix projets par semaine, elle privil\u00e9gie le choix de films atypiques dans leur forme. <em>\u00ab Pas forc\u00e9ment exp\u00e9rimentaux, j\u2019aime qu\u2019on me raconte des histoires. Mais je ressentais en tant que spectatrice une lassitude par rapport \u00e0 une tr\u00e8s grande conformit\u00e9 des films. Je n\u2019\u00e9tais que rarement surprise formellement. \u00bb<\/em> Guid\u00e9e par son intuition, un projet peut ne se pr\u00e9senter que sur une demi-page pour qu\u2019elle d\u00e9cide d\u2019en lancer la production. <em>\u00ab Enfin, ce n\u2019est arriv\u00e9 que deux fois ! <\/em>pr\u00e9cise-t-elle en souriant.<em> Pour deux moyens m\u00e9trages \u00e0 succ\u00e8s : <strong>Haramiste<\/strong> d\u2019Antoine Desrosi\u00e8res, et <strong>Braquer Poitiers<\/strong> de Claude Schmitz \u00bb <\/em>qui obtiendra le Prix Jean-Vigo en 2019.<\/p>\n<p>Ce qui va \u00eatre d\u00e9terminant, c\u2019est la rencontre avec le ou la r\u00e9alisat.eur.rice. <em>\u00ab Ce sont des \u00ab petits mariages \u00bb, on va vivre ensemble pendant toute la dur\u00e9e du film, cela dure au moins quatre ans, de l\u2019\u00e9criture \u00e0 la diffusion. \u00bb<\/em> Son accompagnement est \u00e0 la fois subtil et tenace, elle cherche \u00e0 favoriser la libert\u00e9 de cr\u00e9ation \u00e0 toutes les \u00e9tapes du travail et avoue adorer le moment du montage, <em>\u00ab o\u00f9 le film appara\u00eet sous nos yeux ; o\u00f9 on peut le faire et le d\u00e9faire \u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>L\u2019autre gratification, c\u2019est d\u2019assister aux premi\u00e8res rencontres entre le film et son public. <em>\u00ab Qu\u2019elles soient dix ou cent personnes dans la salle, c\u2019est une r\u00e9compense absolue, par rapport aux longs mois de fabrication, d\u2019assister \u00e0 la r\u00e9ception des films, et de les voir faire leur propre voyage dans l\u2019esprit des gens. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Et le voyage, elle conna\u00eet. A peine dipl\u00f4m\u00e9e en sciences politiques, elle s\u2019engage dans des structures humanitaires et part au Kenya, en Tha\u00eflande, au Togo\u2026 Revenue en France, elle rejoint la Cimade et dirigera des \u00e9quipes au sein de France Terre d\u2019Asile et l\u2019Assfam, dans l\u2019accueil de r\u00e9fugi\u00e9.e.s. Un voyage qu\u2019elle poursuit d\u2019une autre mani\u00e8re : <em>\u00ab J\u2019adore mon m\u00e9tier parce que la r\u00e9alit\u00e9 bouge tout le temps, et chaque projet m\u2019oblige \u00e0 d\u00e9velopper de nouveaux savoirs. \u00bb<\/em> Si elle ne saurait pas dire exactement pourquoi elle est devenue productrice, Annabelle date avec pr\u00e9cision sa prise de d\u00e9cision : <em>\u00ab le 2 janvier 2010 \u00bb<\/em>. C\u2019\u00e9tait \u00e0 Paris, elle venait de voir le film de Mia Hansen <em><strong>L\u00f8ve<\/strong><\/em> \u00e9voquant le destin tragique du producteur Humbert Balsan, <em>Le p\u00e8re de mes enfants.<\/em><\/p>\n<p>D\u00e9sormais ancr\u00e9e dans le Tarn, forte de ses exp\u00e9riences pass\u00e9es, de ce qu\u2019elle est, de ce qu\u2019elle pense, elle se positionne aussi en terme politique : <em>\u00ab cela veut dire que chacun de mes films contient une critique sociale. Si le cin\u00e9ma peut sublimer le r\u00e9el, il doit aussi contribuer \u00e0 d\u00e9placer les regards. \u00bb <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ah ! Et au fait\u2026 Pourquoi \u00ab <em><strong>L\u2019autre Cougar <\/strong><\/em>\u00bb ? L\u2019anecdote est plaisante. Un jeune r\u00e9alisateur lui propose \u00e0 ses d\u00e9buts un \u00ab chef d\u2019\u0153uvre \u00bb qui, pourtant, a \u00e9t\u00e9 refus\u00e9 par une productrice ayant pignon sur rue : <em>\u00ab Elle n\u2019en a pas voulu, l\u2019autre cougar ! \u00bb. <\/em>Annabelle, qui, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, a vingt-six ans, se saisit de l\u2019expression pour en inverser le sens et rendre ainsi hommage \u00e0 celles qui l\u2019ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es dans ce m\u00e9tier<em>.<\/em><\/p>\n<address style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/address>\n<address style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/address>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><\/h3>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">5 dates qui ont marqu\u00e9 le parcours d&rsquo;Annabelle Bouzom :<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>18 novembre 1983 <\/strong> : Naissance \u00e0 Grenoble<br \/>\n<strong>2005 \u00e0 2008 <\/strong> : Exp\u00e9riences humanitaires au Liban, au Kenya, en Tha\u00eflande, au Togo<br \/>\n<strong>2013<\/strong> : Rencontre de Jordi Perino, r\u00e9alisateur qu\u2019elle produit et qui deviendra un pr\u00e9cieux alli\u00e9, consultant ou co-auteur d\u2019autres films de \u00ab <em><strong>L\u2019autre cougar<\/strong><\/em> \u00bb<br \/>\n<strong>2014<\/strong> : <strong><em>Haramiste<\/em><\/strong>, d\u2019Antoine Desrosi\u00e8res, se fait remarquer et lui permet de devenir productrice <em>\u00ab \u00e0 plus-que-plein temps \u00bb<\/em><br \/>\n<strong>2016<\/strong> : Arriv\u00e9e en Occitanie<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">5 films qui ont marqu\u00e9 le parcours d&rsquo;Annabelle Bouzom :<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Braquer Poitiers<\/strong><\/em>, de Claude Schmitz (2018) \u2013 Prix Jean Vigo \/ S\u00e9lection C\u00e9sar 2020<br \/>\n<em><strong>\u00c0 genoux les gars<\/strong><\/em>, d\u2019Antoine Desrosi\u00e8res (2018) \u2013 S\u00e9lection Officielle Cannes 2018<br \/>\n<em><strong>Marie Salope<\/strong><\/em>, de Jordi Perino (2015) \u2013 Premier film \u00ab en famille \u00bb<br \/>\n<em><strong>Haramiste<\/strong><\/em>, d\u2019Antoine Desrosi\u00e8res (2014) \u2013 Toutes premi\u00e8res vraies le\u00e7ons de production<br \/>\n<em><strong>La double crois\u00e9e<\/strong><\/em>, de Jean-Charles Atzeni (2013) \u2013 Le tout premier film produit<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Son actualit\u00e9 :<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><i>Braquer Poitiers<\/i><\/strong> est pr\u00e9s\u00e9lectionn\u00e9 pour les C\u00e9sars 2020 dans la cat\u00e9gorie courts m\u00e9trages.<br \/>\nPr\u00e9paration de la sortie du long m\u00e9trage <em><strong>Notre Histoire<\/strong><\/em> de Vincent Dietschy.<br \/>\nTournage en 2020 de deux courts m\u00e9trages d\u2019Alice de Lencquesaing et d\u2019Anthony Lapia, et d\u2019un long m\u00e9trage d\u2019Eve Duchemin.<br \/>\nD\u2019autres films sont en projet, port\u00e9s par Antoine Desrosi\u00e8res, Anne-Sophie Nanki, Dania Reymond, etc.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Depuis le d\u00e9but, je revendique la libert\u00e9. \u00bb ANNABELLE BOUZOM, Productrice (les films de l&rsquo;autre cougar) Il y a des phrases, sit\u00f4t prononc\u00e9es, qui sonnent comme des clich\u00e9s. Annabelle Bouzom s\u2019en excuse imm\u00e9diatement. Pourtant on a le sentiment qu\u2019on a touch\u00e9 au plus pr\u00e8s d\u2019une v\u00e9rit\u00e9. La libert\u00e9, c\u2019est sa place dans le monde. Aller voir ailleurs, son moteur. 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